Actualités of Tuesday, 1 April 2025

Source: www.camerounweb.com

Contrôle des 600 milliards de jeux de hasard: c'est gâté entre Ngoh Ngoh et Atanga Nji

Atanga Nji et Ngoh Ngoh Atanga Nji et Ngoh Ngoh

En temps normal Paul Atanga Nji est l'un des ministres qui n'oseraient même pas désobéir à Ferdinand Ngoh Ngoh, le tout puissant ministre d'Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République.

Mais dès qu'on parle de plus 600 milliards de FCFA que génèrent les jeux de hasard, plus personne ne veut écouter les conseils et les instructions.

C'est le contrôle de ces 600 milliards CFA qui sont actuellement, au cœur de la bataille entre Ngoh Ngoh et son filleul.

Boris Bertolt nous explique:

"C’est un nouvel acte de défiance clairement assumé d’un autre membre du gouvernement à l’encontre du secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand NGOH NGOH. Sauf que cette défiance ne vient pas de n’importe qui, mais de son allié, le ministre de l’administration territoriale, Paul ATANGA NJI. Comme un proverbe dit: il n’y a que deux choses pour séparer des amis: l’argent et les femmes. Cette fois ci, c’est l’argent.

Rentrons d’abord en arrière. 22 janvier 2025, le ministre de l’Administration territoriale, Paul ATANGA NJI a adressé aux sociétés de téléphonie mobile une correspondance portant sur la "mise en place d'un système de centralisation et de surveillance des jeux en ligne" dans laquelle il indiquait que : "Dans le cadre de la régulation du secteur des jeux d'argent et de hasard, le Ministère de l'Administration Territoriale, administration en charge des jeux, a décidé de mettre sur pieds un système de contrôle pour mieux suivre les opérateurs dans ce secteur. A cet égard, Le partenaire la société INTOUCH Cameroun, dont le siège est à Douala, a été retenu par l'Administration. De ce fait, toutes les opérations liées au rechargement et au déchargement des comptes des joueurs en ligne devront exclusivement passer par l'intégrateur technique ci-dessus désigné, à compter du 30 janvier 2025".

Sauf que le secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand NGOH NGOH n’est pas d’accord. Dans une correspondance le 6 février 2025, l’homme à la punk rappelle à Atanga NJI que depuis juillet 2024, le président de la République, Paul Biya a donné son accord pour le partenaire N-SOFT dans le cadre de la "captation automatique des chiffres d'affaires des entreprises de l'économie numérique, y compris celles des jeux d'argent et de hasard, tel que proposé par le MINFI".

Or, Atanga NJI désobéissant aux instructions du SGPR sur proposition du ministre des Finances, Louis Paul Motaze a choisi dans des conditions floues la société INTOUCH.

Par ailleurs NGOH NGOH rappelle à Atanga NJI que: "la compétence du MINAT en matière de jeux se limite au contrôle de l'application des lois et régiments en ce domaine, conformément aux dispositions de l'article 38 du décret du 23 janvier 2019 portant organisation de ce département ministériel. Cette compétence, d'ordre général, ne s'étend pas aux questions spécifiques d'assiette, d'émission et de recouvrement des impôts et taxes, lesquelles relèvent da MINFI en vertu de l'article 131 (1) du décret du 28 février 2013 portant organisation de ce ministère".

Mais Atanga NJI ne s’exécute pas. Car cette société ( INTOUCH) au capital social de 1 million Fcfa va voir transiter chez elle 600 à 700 milliards Fcfa. Un gros pactole. Plus cette société va garder l’argent pendant près d’une semaine. 7% de cette somme doit être reversée au MINAT qui n’a aucune compétence dans le domaine.

Face au refus d’Atanga NJI, le SGPR a fait appel dans une correspondance le 18 mars 2025 au ministre des postes et télécommunications, LIBOM LI LIKENG que Paul Atanga NJI snobe en refusant de prendre part aux réunions. L’homme à la punk demande à Libom Li Likeng de "prendre les dispositions nécessaires à la reprise sereine des activités des opérateurs du secteur des jeux, sans aucune intermédiation de l'entreprise INTOUCH".

En français facile, prendre toutes les mesures pour chasser Atanga NJI des jeux de hasard".