Actualités of Wednesday, 2 April 2025

Source: www.camerounweb.com

Crise du Noso: des médiateurs engagés dans la résolution dénoncent l'inflexibilité de Paul Biya

Paul Biya Paul Biya

Une petite concession du président de la République pourrait exténuer ou mettre définitivement fin à la crise anglophone particulièrement meurtrière qui secoue les parties du Nord-ouest et du sud-ouest du Cameroun. Mais le président ne veut rien concéder.

D'après des informations révélées par le site "Africa Intelligence", Paul Biya ne veut accéder à aucune des demandes des différents groupes sécessionnistes, compliquant davantage les différentes approches de recherches de solutions.

"Les médiateurs de la crise anglophone s'épuisent face à l'inflexibilité de Paul Biya. À l'issue d'une réunion de suivi du Grand Dialogue national et à quelques mois de la présidentielle, la guerre dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest n'est pas une priorité pour le gouvernement. Si l'armée a affaibli certains groupes rebelles, d'autres font cependant preuve de résilience…", relève notre confrère très renseigné".

UNE CRISE QUI DURE 09 ANS

Ce qui a commencé fin 2016 comme une manifestation pacifique par des avocats et des enseignants dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun a rapidement tourné à la violence et s'est transformé en ce qui qui est désormais connu sous le nom de crise anglophone du Cameroun.

La protestation a été déclenchée par le sentiment de marginalisation de la région anglophone du Cameroun, qui représente 20 % des 29 millions d'habitants du pays.

Le conflit a provoqué d'immenses destructions et fait de nombreuses victimes. L'armée camerounaise a répondu à la protestation par des arrestations et des tortures. Les voix qui appelaient à la sécession complète des régions anglophones de la République du Cameroun ont pris de l'ampleur.

Ils ont créé une République virtuelle d'Ambazonie et un gouvernement intérimaire en exil, et ont promis de riposter. Ils ont formé une aile militaire, les Forces de défense de l'Ambazonie, qui a attaqué et perturbé les services économiques et sociaux de la région.

En octobre 2024, plus de 1,8 million de personnes avaient besoin d'une aide humanitaire. Plus de 584 000 personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays. Plus de 73 000 sont devenues des réfugiés au Nigeria, pays voisin. Plus de 6 500 personnes ont été tuées.