Actualités of Monday, 24 February 2025

Source: www.camerounweb.com

Décès de la fille du DG de Camwater : ce qui a trahi la meurtrière

Une mort maquillée Une mort maquillée

La fille du DG de Camwater est décédée. On l’a retrouvée dans la piscine. Les premières conclusions faisaient état d’une mort par noyage. Tout état faux. L’enquête conduite par le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Mfoundi, grâce à l’autopsie entre autres, démontre qu’il s’agit d’un meurtre maquillé en noyade, lit-on chez Shance Lion.

Les conclusions de l’autopsie menées hier dimanche 23 février 2025, par les médecins légistes sous la supervision des très hautes autorités judiciaires révèlent que la petite Iris Victoria Moussa Memoussa, n’est pas décédée des suites de noyades comme prétendument indiqué au départ de cette curieuse affaire. Une nouvelle information qui vient balayer d’un revers de la main la première version fondée sur la thèse d’une noyade dans la piscine située, à la résidence familiale située au quartier Bastos.

En effet, les conclusions de cette autopsie ont permis de se rendre compte que l’enfant n’a aucune trace d’eau dans ses poumons. Également, les informations médico-légales ont démontré que l’enfant présente une fracture à l’arrière de son crâne. Par ailleurs, l’enfant a reçu un coup violent sur son front. Ce qui l’a plongé immédiatement, dans un état d’inconscience cérébrale. S’en est suivi peu après, son décès immédiat.

Au regard de ce qui précède, il y a lieu de parler d’un meurtre savamment maquillé par le personnel en charge de la garde des enfants. Les soupçons pèsent sur les deux baby-sitters, une ménagère et une cuisinière. En ce moment précis, les 4 personnels, sont en exploitation à la Division régionale de la police judiciaire du Centre à Yaoundé.

L’on a appris que l’exploitation des premiers éléments d’enquêtes préliminaires dans le cadre de cette scabreuse affaire qui défraie la chronique, a permis de retrouver d’autres traces (conversations téléphoniques et par messagerie) qui accablent fortement l’un des personnels de maison. Il s’agit de la ménagère qui a frappé l’enfant à l’aide de son téléphone portable de marque Tecno sur le front fendant la fontanelle sur 2 centimètres.

Ayant constaté que l’enfant est tombée violemment à même le sol et s’est retrouvée inerte, elle a délibérément opté d’aller plonger la petite Iris Victoria dans la piscine afin de divertir et maquiller le crime. Aidée par l’une de ses collègues, la présumée assassine a sollicité son silence complice afin de propager la thèse de la noyade.

Par conséquent, cette affaire pose le problème de la conscience professionnelle et de la bonne foi des personnels de maisons et remet au goût du jour, les nombreux cas de crimes souvent couverts et passés inaperçus, étant donné que les réelles circonstances ne sont pas toujours élucidées.