Nouvelle lettre adressée au ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo. Le destinateur est un enseignant. Il demande à l’autorité de régler un problème de favoritisme.
Monsieur le ministre, j’ai l’honneur de vous saisir, en votre qualité de Président du Comité consultatif des institutions universitaires (CCIU), pour attirer votre attention sur une situation qui s’apparente au favoritisme.
En effet, sur la liste d’aptitude au grade de Maître de conférences (session du 27 au 29 novembre 2024) signée et publiée par vos soins le 9 janvier 2025 figure le nom d’un candidat qui n’a pas pu être auditionné parce qu’ayant fait l’accident en voyageant pour Yaoundé. Il s’agit du numéro 6 du III-A, le nommé Ntoula Roger Firmin Donald, page 13 sur 18. De nos jours, il se porte nettement mieux, gloire à Dieu ! Tous ceux qui ont été au courant ont compati de différentes manières. Mais au niveau du CCIU, la seule compassion logiquement souhaitée et attendue était qu’il soit auditionné et promu en décembre 2025 pour le compte de novembre 2024 et non 2025.
Publier le nom de ce candidat parmi les promus de cette année ne laisse-t-il pas croire qu’un candidat qui manque la dernière journée d’un examen officiel pour cause de maladie est automatiquement admis ? Ce dernier peut-il vraiment être fier de réussir un examen après avoir manqué une épreuve obligatoire ? La commission lui a-t-il vraiment rendu service en le faisant ? Que dire des candidats de la même session qui ont été auditionnés et qui ont échoué ? Seriez-vous prêt à réparer les cas pareils qui n’ont pas bénéficié du même traitement par le passé ? Pouvez-vous recommander le même traitement pour les cas similaires lors des sessions ultérieures ?
Une telle pratique ne discrédite-t-elle pas le CCIU ? Le Conseil d’administration de l’université de Bertoua va-t-il entériné une telle promotion ? Monsieur, le ministère va-t-il laisser cette commission des Sciences de la terre continuer aux prochaines sessions du CCIU ? Si oui, cela n’encouragerait-il pas les autres commissions à se lancer dans ce genre de jeu ?
Sinon, monsieur le ministre, si vous ne pouvez plus annuler sa promotion, tous ceux qui ont été auditionnés pour le même grade dans toutes les spécialités et dont les noms ne sont pas sur ces listes (pour dire qu’ils ont échoué) ne sont-ils pas en droit d’attendre réparation devant une telle injustice, à moins que vous voudriez leur faire croire qu’ils eu la malchance de ne pas tomber malade ou faire un accident eux aussi.
Monsieur, connaissant votre sens de préservation de la justice et du climat social, le corps de l’enseignement supérieur du Cameroun attend votre prompte réaction.