Dans un reportage exclusif publié le 26 novembre 2024, Jeune Afrique dévoile les mécanismes complexes de la prostitution à Yaoundé, révélant une collusion systémique entre les autorités, les proxénètes et les forces de l'ordre.
Selon les informations de Jeune Afrique, la prostitution, bien que légalement interdite, est en réalité tacitement organisée par un réseau de corruption qui implique directement les représentants de l'ordre. Le média français rapporte que les policiers non seulement rackettent ces travailleuses, mais sont aussi parfois leurs premiers clients, opérant en toute impunité.
Jeune Afrique révèle que chaque zone de prostitution fonctionne selon un système hiérarchique précis. Des "gate keepers" contrôlent des "couloirs" de prostitution, reversant une partie de leurs revenus à des chefs de zone. Ces territoires sont connus des autorités qui les tolèrent moyennant des pots-de-vin réguliers.
Dans son enquête détaillée, le média français expose comment les travailleuses du sexe sont contraintes de payer plusieurs types de taxes : "droit d'atterrissage" dans un quartier, protection auprès des gardiens, et surtout, impôts policiers quotidiens ou hebdomadaires variant selon les zones de Yaoundé.
Les révélations de Jeune Afrique mettent en lumière une hypocrisie d'État criante : la prostitution est officiellement interdite, mais officieusement organisée et contrôlée. Les autorités connaissent précisément l'emplacement des lieux de prostitution, des boîtes de nuit aux rues spécialisées, et y trouvent leur compte financièrement.
Comme le souligne Jeune Afrique, ces femmes restent les principales victimes de ce système, sans protection légale, constamment exposées à la violence, aux maladies, et à l'exploitation.