Comment comprendre qu'une haute institution comme la Fécafoot, censée être sérieuse, se verse dans le mensonge et la manipulation, juste pour donner raison à Samuel Eto'o.
La Fédération camerounaise de football a publié un communiqué le 23 février dernier, dans l'objectif de répondre à une sortie du ministère des Sports qui informe l'opinion nationale que l'Etat paiera les amandes infligées au Cameroun, suite au licenciement abusif du contrat de Tonio Conceicao, ancien sélectionneur des Lions Indomptables.
Dans ce communiqué, l'instance faîtière du football camerounais a informé l'opinion que le contrat de Rigobert Song a été résilié pour les mêmes raisons pour lesquelles Antonio Conceicao a été chassé.
Sauf qu'en voulant avoir raison, la Fécafoot a tronqué des faits dont tout les médias camerounais avaient connaissance. Le contrat de Rigobert Song n'a pas été résilié, il était arrivé à terme et n'a pas été renouvelé. Il n'y a pas rupture de contrat.
A moins que parler correctement et comprendre la langue française est difficile pour les employés de Samuel Eto'o et lui-même.
"En prenant maladroitement l'exemple sur le staff dirigé par Song Bahanack pour justifier que c'est l'unique fin de contrat qui n'a pas donné lieu au paiement des dommages et intérêts, la FECAFOOT était dans une logique de manipulation des émotions. Le contrat de Rigo est arrivé à son terme et n'a pas été simplement reconduit pour rendement insuffisant. Song n'a donc pas été limogé pour prétendre à une quelconque réparation", leur explique l'activiste Christian Marcel.