Alors que le Cameroun se prépare pour l'élection présidentielle de 2025, d'importantes questions se posent sur la capacité du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) à présenter un candidat crédible. L'absence d'élus locaux au sein du parti continue de susciter des débats, comme en témoignent les récentes déclarations de Sosthène Médard Lipot, ancien cadre du mouvement.
Lors de l'émission "C'EST POLITIK" sur la CRTV, l'ancien militant a livré une analyse sans concession : "Le MRC souffrira encore de ce boycott des élections législatives et municipales". Il révèle que "l'écrasante majorité des cadres du MRC, y compris moi-même, étaient surpris par cette décision de Maurice Kamto".
Liport raconte avec émotion son expérience : "Ce jour-là, j'étais à la communauté urbaine de Yaoundé pour compléter mon dossier de candidature. Je n'en avais jamais été informé, ni par SMS, ni par boutade, ni même en rêve". Avant d'ajouter : "Vous pouvez donc comprendre le choc émotionnel. Je n'avais pas les mots pour dire à quelqu'un que je n'en savais rien".
L'ancien cadre qualifie le boycott des scrutins locaux de 2020 de "double erreur" : "Erreur stratégique et erreur grave". Il souligne amèrement que "le MRC n'a aucun élu depuis 12 ans", une situation qui handicape sérieusement les ambitions présidentielles du parti.
Ces déclarations relancent le débat sur la stratégie du principal parti d'opposition. L'absence de base électorale locale et de relais institutionnels pourrait-elle compromettre définitivement les chances du MRC lors de la prochaine présidentielle ? La question reste ouverte alors que le parti semble englué dans une crise stratégique persistante.