Alors que Paul Biya mobilise l’électorat en sa faveur sur les réseaux sociaux, il se pose la question sur son bilan à la tête du Cameroun depuis 43 ans.
En 43 ans en effet, Paul Biya a donné tout ce qu'il a et on voit qu'il n'a rien apporté au Pays qu'il prétendait aimer.
Paul Biya a un bilan, ça c'est certain. Mais ce bilan dépênd de là d'où on voit ce bilan. Le bilan de celui qui a bénéficié d'un décret de nomination de Biya (directement ou indirectement) ne peut être le même qu'un Camerounais lambda qui peine à joindre les deux bouts.
Voici le bilan de Biya selon Jean Bruno Tagne:
"Avant que le pays ne tournât à l’envers…
Au temps d'Ahidjo, il ne fallait pas plus de deux morceaux de sucre pour accompagner une vaillante boîte de tapioca, que l'on pouvait d'ailleurs tremper dans une eau potable directement puisée à son robinet.
Puis vint le fils du catéchiste, et tout bascula. Il fallait désormais au moins cinq morceaux de sucre pour la même quantité de gari, accompagnés d'une bouteille de Tangui ou de Supermon pour éviter un séjour fatale dans un de ces mouroirs qu'on appelait hôpital.
Le pays était devenu étrange, un genre, bizarre, bancal, penché. Le sucre ne sucrait plus, et l'eau du robinet, si par miracle elle coulait, laissait à désirer. C’était désormais les bitchakala partout".