Une alerte inquiétante se répand au sein de la communauté camerounaise en France. Des parents dénoncent un vaste réseau de trafic d'enfants dissimulé sous le couvert de la protection de l'enfance, impliquant plusieurs institutions françaises et accusant également des personnalités camerounaises en poste. Selon les informations recueillies, ce système, qualifié de « mafia », impliquerait des élus départementaux, des magistrats, des policiers, des avocats, des pédopsychiatres, ainsi que les services sociaux.
Les enfants arrachés à leurs parents dans des circonstances douteuses seraient placés sous la tutelle du Conseil départemental. Ce processus serait alimenté par des rapports biaisés des assistantes sociales de l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Selon les témoignages, les familles subiraient des pressions énormes, parfois basées sur des fausses plaintes rédigées par la police, sous des accusations de maltraitance ou d'abus. Cette situation pousserait certains parents, accablés par les difficultés et le harcèlement, à quitter le pays, abandonnant malgré eux leurs enfants au système.
Les chiffres avancés sont préoccupants : chaque enfant placé rapporterait entre 3 000 et 7 000 € aux caisses de l’État français, et jusqu’à 7 000 € supplémentaires si l’enfant est déclaré handicapé. Cette situation expliquerait, selon certains parents, pourquoi tant d'enfants finissent en psychiatrie, parfois même sous l'effet de médicaments administrés sur la base de faux diagnostics fournis par des pédopsychiatres.
Des avocats, également pointés du doigt, seraient accusés de complicité. Payés par les parents pour les défendre, ils les dissuaderaient finalement de contester ces placements, assurant une issue en faveur du système. Les écoles seraient également impliquées, participant aux signalements qui précipitent la séparation des enfants de leurs familles.
La situation des familles d'accueil soulève également des inquiétudes. Derrière cette appellation, des enfants seraient confiés à des personnes peu qualifiées ou même à des hommes vivant seuls, laissant présager des conditions inappropriées. Certaines associations, comme l'Œuvre au secours des enfants, sont également accusées de participer à ce trafic.
Les témoignages des parents sont poignants. Parmi eux, la maman de Norelisse, une enfant camerounaise placée depuis plusieurs années, raconte la descente aux enfers de son fils. « Il ne parle plus et a été déclaré handicapé après quatre ans de placement. » Une situation similaire à celle de nombreux autres enfants camerounais pris dans ce système.
Le rôle de certaines personnalités camerounaises dans cette affaire est également dénoncé. L'ambassadeur du Cameroun en France, Grand Maître Ekoumou, est accusé de complicité passive face à cette situation alarmante. La communauté camerounaise en France et les familles concernées appellent les autorités camerounaises à intervenir et à protéger leurs ressortissants face à ce qui est décrit comme un abus systémique sous couvert de la protection de l’enfance.