Actualités of Friday, 4 April 2025
Source: www.camerounweb.com
Le traitement est injuste indigne, surtout pour une personne qui a défendu les couleurs du pays au niveau international. La jeune judokate, Manuela Fenou, 19 ans, est abandonnée à elle-même suite à une grave blessure lors d'un combat, comme le décrit Shance Lion.
À 16 ans, Manuela Fenou, vice-championne d'Afrique en judo aux Championnats d'Afrique individuel de judo en 2022, a subi une grave blessure aux vertèbres lors d’un combat sous les couleurs du Cameroun. Aujourd’hui âgée de 19 ans, elle est tétraplégique et abandonnée sans véritable soutien depuis trois ans.
À seulement 19 ans, Manuella Fenou incarne à la fois l’espoir brisé et la résilience silencieuse. Cette jeune judokate, qui portait haut les couleurs du Cameroun et était un grand espoir du judo Camerounais voit aujourd’hui son avenir assombri par un drame survenu à l’âge de 16 ans. Lors d’un combat international, une chute violente lui a causé de graves lésions aux vertèbres, la plongeant dans une tétraplégie.
Trois ans après l’accident, Manuella est livrée à elle-même, sans prise en charge médicale ou soutien institutionnel. Malgré les promesses et les espoirs qu’elle incarnait pour le judo camerounais, ni la Fédération de judo ni le ministère des Sports ne semblent se soucier de son sort. « Pendant sa chute, elle a malheureusement eu des vertèbres bousillées et est depuis tétraplégique et abandonnée à son triste sort depuis 3 ans », peut-on apprendre dans un reportage télévisé.
La mère de Manuella confie, désemparée : « La Fédération ne nous a donné que 550 000 francs CFA, puis plus rien. Aucune aide, aucune compassion ». Interpellé, le président de la Fédération camerounaise de judo n’a exprimé aucune compassion, selon le reportage. Pire, le Professeur Narcisse Mouelle Kombi du ministère des Sports et de l’Éducation physique reste muet, malgré les appels à la solidarité lancés par des proches et des défenseurs des droits des athlètes.
Le cas de Manuella Fenou met en lumière les conditions précaires des sportifs africains, souvent exposés à des risques sans couverture adéquate. Alors que d’autres pays prévoient des assurances et des plans de réinsertion pour leurs athlètes blessés, le Cameroun semble ignorer ses champions tombés au combat. Des voix s’élèvent désormais pour réclamer justice : soins médicaux, indemnisation et reconnaissance du sacrifice de cette jeune femme, qui rêvait de glorifier son pays. En attendant, Manuella, clouée dans un fauteuil roulant observe son rêve s’éloigner chaque jour un peu plus.