Actualités of Thursday, 3 April 2025

Source: www.camerounweb.com

Vente de diplômes universitaires au Cameroun; ce témoignage qui va arriver aux oreilles de Paul Biya et qui va déclencher un tsunami

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Payer ses droits universitaires suffit pour obtenir son parchemin." Dans un témoignage accablant, un responsable de l’Université de Douala lève le voile sur un système généralisé de fraude académique au sein de l’Institut Universitaire de Technologie (IUT). Selon nos informations, l’établissement, censé incarner la réforme de l’enseignement professionnel portée par Paul Biya, serait devenu un "comptoir de vente de diplômes", où la réussite s’achète et où l’excellence n’est plus qu’un slogan vide.



TÉMOIGNAGE D’UN RESPONSABLE DE L’UNIVERSITÉ DE DOUALA SUR LA VENTE DES DIPLÔMES À L’IUT DE DOUALA.

« La formation professionnelle au sein des Universités d'états, une autre haute instruction du Chef de l'état, son excellent Paul Biya, implémentée par le Ministre d'État, Ministre de l'Enseignement Supérieur qui n'est qu'une sinécure à l'IUT de Douala. Un établissement jadis porteur des grands espoirs au moment de la mise en place du projet de la réforme Universitaire au début des années 2000, réforme qui visait la formation intégrale des jeunes aux métiers pertinents susceptibles d'accompagner l'ambitieux programme des projets structurants...cette Ecole de formation est devenue aujourd'hui un comptoir de vente des diplômes ni plus ni moins..

À l'IUT de Douala, une seule condition est nécessaire et suffisante pour conduire à l'obtention de son parchemin : payer ses droits universitaires.
Un cas illustratif pour vous faire comprendre : M. XX étudiant en licence DDD a eu son concours d'entrée en troisième année pour le compte de l'année académique 2024 - 2025, concours dont les copies n'ont d'ailleurs pas été corrigées, une grande première et allez donc savoir pourquoi..

Tout au long du semestre, l'étudiant XX ne s'est jamais présenté à un cours, aucun enseignant ne le connait, ni même ses supposés camarades. Trois contrôles continus harmonisés sont organisés chaque semestre afin de permettre à chaque étudiant de se doter d'une note de contrôle continu qui lui donne accès à l'examen semestriel comme le prévoient les textes, M. XX n'a rien fait de tout cela..
La session normale est programmée, M. XX est présent, confortablement installé et muni de ses reçus de payement des droits universitaires. Tout naturellement, il s'en sort avec 07 credits sur 30 qu'il faut pour valider le semestre. Il devra donc bien évidemment échouer avec une si piètre performance..Que non!! L'instruction est donnée depuis le plus haut niveau aux responsable académique du département chargé de traiter les notes de M. XX de prendre toutes les dispositions afin que ce dernier valide paisiblement son semestre. Ça se passe sous le regard impuissant du Chef de Département et des enseignants dépourvus et humiliés devant une telle forfaiture..

Plus grave encore, à la fin de chaque session normale, il est systématiquement demandé aux chefs de Départements de prendre toutes les dispositions afin qu'au moins 80% des effectifs valident le semestre, quelques soient leurs performances et surtout à une condition, qu'ils aient payé leurs droits universitaires.
Que comprendre face à un tel phénomène ? Prone t-on toujours l'excellence dans un tel système où la seule préoccupations des dirigeants ne semble être axée que sur le mercantilisme à outrance ?
À qui profite ce crime contre une jeunesse qui ne demande qu'à être bien formée afin de faire face aux nombreux defis de son temps?
Quel est désormais le rôle de l'enseignant dans un système aussi perverti où ne comptent que les intérêts des dirigeants.

Le pauvre n'est réduit qu'à une corvée qui ne dit pas son nom.. il enseigne depuis 8 mois, de 14 hrs à 22 hrs pour le compte des cours de promotions sociale qui génèrent pourtant des milliards sans un radis. Le jour du payement est une grande inconnue, ce qu'il aura d'ailleurs comme contrepartie est de très loin inférieur au service fait...sans aucun moyen de recours, pendant le Boss et ses proches collaborateurs se tapent des paquets de millions pour les cours dispensés on ne sait exactement quand..

Pour sauver l'IUT et redorer son blason, vivement que les choses changent..Trop c'est trop...»