Elle est annoncée par l’avocat Bomo Ntimbane. L’homme qui rêve de devenir président du Cameroun sait qu’il n’y a pas de révolution sans démocratie. Dans une sortie sur les réseaux sociaux, il partage son opinion, prenant exemple sur le cas du Burkina Faso.
Le capitaine président du Burkina Faso Ibrahim Traoré, confronté aux exigences de la classe politique burkinabé qui demande de plus en plus, le retour à la démocratie, y a opposé une fin de non- recevoir, lors d'une prise de parole ce 01er avril 2025 à Ouagadougou, en déclarant qu'il devrait désormais être clair pour tous, que son pays est dans une révolution progressiste et non pas en démocratie.
Cette posture signifierait-elle que la révolution se distingue de la liberté pour un peuple de choisir librement ses dirigeants dans un cadre démocratique ? Il est plutôt de notoriété historique que les révolutions ont toujours pour essence la soif, la conquête des libertés politiques des peuples confisquées, entendu le retour du pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple.
L'une des plus emblématiques révolutions au monde qui est celle française de 1789, a été un cadre d'expression démocratique de la masse populaire. Elle a inspiré le monde des hommes et peuples libres. Un autre mythique révolution a eu lieu à Cuba. Menée entre 1953 et 1959 par Fidel Castro et ses camarades, elle avait pour objectif de mettre fin au pouvoir totalitaire de Batista, qui avait privé son peuple de liberté.
Même si le multipartisme n'y est pas institué, le Président de la République cubaine est élu par les députés, eux- mêmes élu directement par le peuple. Il devient constant que les révolutions sont le ferment des choix démocratiques des peuples. Quel serait donc cette révolution burkinabé qui priverait aux populations du Burkina- Faso de choisir librement ses dirigeants ? Conclusion, une révolution sans démocratie est une imposture.