Le ministre délégué auprès du ministre de la Justice, Jean de Dieu Momo, a pris acte de l’interpellation à lui faite par le secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, dans le cadre de l’affaire opposant Sundance Resources à l’État du Cameroun.
« Le grand ci (Jean de Dieu Momo, NDLR) voulait faire se ramener sa science, maintenant, c'est que "j'en prends acte et m'y conformerai". Les yeux connaissent le bagage qui est lourd », écrit l’activiste Shance Lion qui bouscule un peu l’autorité.
Dans la lettre envoyée par Ferdinand Ngoh Ngoh, on peut lire : « J'ai l'honneur de vous faire tenir ci-joint, copie de la lettre de mission délivrée à Maitre Thierry Lauriol du cabinet Jeantet par le ministre d'État, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, en application des très hautes instructions du président de la République, à l'effet d'assurer la défense des intérêts de l'État du Cameroun dans le cadre du différend repris en objet.
La position constante du chef de l’État sur ce dossier est que la société Sundance Resources Limited ne peut se prévaloir d'aucun droit ni titre sur le minerai de fer de Mbalam, qui est et demeure la propriété exclusive de l'État du Cameroun. Par ailleurs, le permis de recherche octroyé le 29 septembre 2005 à Cam Iron S.A (filiale camerounaise de Sundance Resources Ltd) et renouvelé à plusieurs reprises par le MINMIDT, a définitivement expiré en 2015.
Bien plus. Cam Iron S.A n'a jamais pu présenter la moindre preuve justifiant de ses capacités techniques et financières à mettre en exploitation le gisement de fer de Mbalam, ce qui constitue une défaillance grave à ses obligations contractuelles et justifie que le permis d'exploitation ne lui ait pas été accordé.
Par conséquent, la proposition contenue dans votre correspondance du 03 mars 2025 susvisée, de dépêcher une délégation d'experts camerounais pour engager des tractations avec Sundance Resources Ltd en vue du règlement à l'amiable de ce différend ne saurait prospérer, en ce qu'elle contrevient aux très hautes instructions du chef de l'État sur ce dossier.
Vous voudrez bien éviter à l'avenir, de prendre quelque initiative sur ce dossier, sans "autorisation formelle de la présidence de la République ». Jean de Dieu Momo ne pouvait que récapituler.